Marie INTINI-WITTMANN & Talia SOUKI – PARIS, France – Founders of DON’T SWITCH ME OFF.

Marie INTINI-WITTMANN is a jurist specialised in audio-Visual production. Talia SOUKI is an assistant stylist and a graphic designer. Together, they have created Don’t switch me off, a t-shirt brand which has found its form in a classic tripod. First, the T-shirt : white, cotton, unisex. Then, the representation of Fashion icons. Slightly abstract, a little bit cryptic, a “who’s who, what’s what” of the Fashion world. Finally, the game. A new T-shirt every month and a half kept a secret until the very last moment. A basic or a collector’s item? The top of the pile or a secret password into a select club? The representation is theirs, the interpretation is yours. Can you guess who the Don’t switch me off T-shirts are named after?

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© All photos were taken by Jim Rosemberg for Don’t Switch Me Off.

ALOUD: Quand et comment est-ce que votre passion ou interet pour le domaine de la mode a-t-il émergé?

(How and when did your passion and interest in the field of fashion emerge?)

MARIE: Je pense que ce n’est ni une passion ni un intérêt mais plutôt une envie très forte de créer. Cette envie allait de paire avec le tissu, un envie de créer un vêtement.

Elle est née il y a deux ans, après une discussion avec Talia, nous avons décidé de se lancer.

(M: I believe that it is neither a passion nor an interest but rather a very strong desire to create. This desire went hand in hand with the fabric and the desire to create a garment. The idea was born two years ago, after a conversation with Talia, and that was when we decided to go for it.)

TALIA: Je voulais être styliste depuis l’âge de 13 ans. Après avoir visité différentes écoles, j’ai réalisé que je ne voulais pas me restreindre a ce domaine et que je souhaitais apprendre quelque chose de plus vaste, qui me permette de lier la créativité à la communication. J’ai donc choisi la communication visuelle, j’ai ensuite beaucoup travaillé dans l’édition avant de revenir de manière naturelle a la mode. Aujourd’hui, je me passionne surtout de design textile et j’essaie de m’enrichir au maximum pour pouvoir avancer dans ce domaine.

(T: I have wanted to be a stylist since the age of 13. After visiting several schools, I realized that I didn’t want to restrain myself to this field exclusively and that I wanted to learn something broader, that would allow me to combine creativity with communications. Therefore, I chose to study visual communication, I worked a lot in editing before naturally coming back to fashion. Nowadays, I feel very passionate about textile design and I am trying to gain as much experience as possible to keep progressing on this path.)

ALOUD: Comment vous êtes-vous formées dans ces domaines?

(What sort of education and training did you receive?)

MARIE : Je n’ai suivi aucune formation dans la mode, j’ai fait des études de Droit !

L’entreprenariat ne s’apprend pas à l’école, mais sur le tas. C’est quand on se lance qu’on apprend le plus, qu’on comprend comme tout ça fonctionne, quelles sont les envies des gens, comment se vendre …

(M: I have received no formal training in fashion, I studied Law! Entrepreneurship isn’t something one learns in school, it is learnt on the job. It is by diving into it that one learns the most, understands how things work, what people want, how to sell oneself…)

TALIA: Je suis graphiste à la base, c’est vrai que ma formation me donne une facilité a créer un univers et communiquer autour d’une marque. Pour ce qui est de la mode, je me suis formée le regard en tant qu’assistante sur des shootings de mode, et en faisant des workshops à Saint Martins à Londres. Mais c’est vrai qu’on ne peut pas avoir tout contrôle de ce que l’on va faire et sa manière d’apprendre. Tout ça est arrivé plutôt par hasard, sur le tas comme dit Marie, et c’est un plaisir!

(T: Originally, I am a graphic designer and it is undeniable that my training gives me a certain ease to create a universe and communicate around a brand. With respect to fashion, I sharpened my vision working as an assistant on fashion shoots, and by doing workshops at Saint Martins in London. But it is true that one can not have full control over what will happen and the way one learns. All of this has, in some ways, happened by chance, “on the job” as Marie said, and it is a real thrill!)

ALOUD: Pouvez-vous décrire des moments/évènements particuliers qui ont eu un effet sur la direction de votre travail/carrière?

(Could you describe some significant turning points in the direction your work is taking?)

MARIE: Aujourd’hui nous nous orientons vers la recherche de nouveaux réseaux de distribution. Le but est de gagner la confiance de boutiques à travers le monde pour qu’au-delà de son existence internationale grâce au e-shop sur notre site internet www.dontswitchmeoff.com, nous voulons avoir plus de points de vente réels.

(M: At the moment, we are researching new avenues for distribution. Our aim is to gain the trust of retailers all over the world because in addition to the brand’s international presence thanks to the e-shop on our website www.dontswitchmeoff.com, we would like to have a more physical retail presence.)

ALOUD: Pouvez-vous décrire certaines de vos inspirations ?

(Could you describe some of your inspirations?)

MARIE: Les inspirations sont les égéries elles-mêmes puisqu’elles sont le centre de notre marque. Notre choix s’oriente surtout en fonction de la personnalité, des signes distinctifs qui la représentent ou encore son actualité.

(M: Our main inspiration comes from the icons themselves since they are at the centre of our brand. Our choice is to focus on the personality, distinctive features which represent these icons, or what defines them at a particular moment.)

ALOUD: Si vous travaillez dans plusieurs domaines simultanément, comment parvenez-vous à tous les gérer?

(If you are working in several fields simultaneously, how are you able to manage them successfully?)

MARIE: Ca s’apprend! Il faut surement aimer être débordé. Autrement ça ne marche pas.

(M: One can learn that! Probably, one must enjoy being very busy. Otherwise it doesn’t work.)

ALOUD: De quelle façon vos différents projets sʼinfluencent-ils les uns les autres?

(How are your various projects influenced by each other?)

MARIE: En tant que co fondatrice de Don’t switch me off, je m’occupe en grande partie de la gestion. Talia étant plus sur la partie création, bien que nous ne faisons rien l’une sans l’autre !

Mon métier de juriste m’a appris à gérer le genre de situation que je peux rencontrer dans la gérance de DSMO, les négociations, la gestion de base, monter une marque, les droits….

(M: As a co-founder of Don’t switch me off, I mostly look after the business side of things. Talia is more focused on the creative side, eventhough we do not make any major decisions without the other! My training as a jurist has taught me to handle situations that may arise regarding the management of DSMO, negotiations, basic administration, creating a brand, associated rights…)

ALOUD: Est-ce que vous avez plutôt tendance à laisser les choses évoluer naturellement ou est-ce que vous préférez suivre un plan établi?

(Do you have a tendency to let things evolve naturally or would you rather follow an established plan?)

MARIE: Je crois qu’il faut savoir faire les deux. On ne peut pas tout planifier mais il ne faut pas laisser les choses sans s’en occuper où on disparait aussi vite qu’on était arrivé.

(M: I believe that they are both important. We can not plan everything out but we can not let things slip either or we will disappear as fast as we arrived.)

ALOUD: Comment prenez-vous dʼimportantes décisions? Est-il important de savoir dire “non”?

(How do you make important decisions? Is it important to learn to say “no”?)

MARIE: Les décisions importantes se font toujours à deux.

Il est important de savoir dire “non” quand une proposition ne respecte pas le concept de la marque ou encore lorsqu’elle peut nous faire perdre de l’argent.

(M: Important decisions are always a joint effort. It is important to know how to say “no” when an offer does not respect the concept of the brand or furthermore, if it will make us lose money.)

ALOUD: Est-ce que travailler pour vous même est un aspect important de ce que vous faites?

(Is working for yourself an important aspect of what you do?)

MARIE: Travailler pour soi est un Luxe mais c’est aussi un risque. La moindre décision doit être mûrement réfléchie, mais c’est très enrichissant.

(M: Working for oneself is a luxury but it is also a risk. Every little decision must be thought through carefully but it is very fulfilling.)

ALOUD: Etes-vous dʼaccord avec cette citation de Confucius “Choisis un métier que tu aimes, et tu ne travailleras pas un seul jour de ta vie”?

(Do you agree with Confucius when he said “Choose a job you love and you will not work another day in your life?”)

TALIA: C’est très traître … j’ai toujours orienté mes choix par rapport a ce qui me passionne. C’est une chance de pouvoir le faire. Mais je pense que même si on se lance dans ce qu’on aime, il y a toujours, comme dans tout les métiers, une partie moins agréable. Tout mes amis stylistes que je vois qui sont passionnés par leur métier mais qui passent 45% de leur temps dans la paperasse… l’idéal serais de rester dans la création pure, dans ce cas cette citation serait adéquate.

Nous faisons ce que nous aimons, donc ne pouvons pas nous plaindre, mais il faut dire que la France n’est pas un pays qui pousse à l’entreprenariat, bien au contraire, le moindre pas en avant est compliqué…

(T: It is misleading… I have always based my decisions on what I am passionate about. It is a privilege to be able to do it. But I believe that when you dive into what you love, there is always, just like in every other job, a less pleasant side. I see so many friends who are stylists and very passionate about their job spending 45% of their time on paperwork…If it was possible to remain focused purely on the creative aspects, in that case this quote would be appropriate. We are doing what we love, and therefore we can not complain, but it should be said that France is not a country which encourages entrepreneurship, on the contrary, every little step forward is complicated…)

ALOUD: Pensez-vous quʼil est important de parler de ses idées?

(Do you believe that it is important to talk about your ideas?)

TALIA: Je pense qu’il est toujours important de communiquer et d’affronter les idées et les avis … je n’ai pas vraiment peur du plagiat, mais je préfère discuter de ce genre de choses avec mes amis proches parce que je n’aime pas beaucoup parler de mon travail à tout le monde, je préfère me changer les idées quand je sors.

(T: I believe that it is always important to communicate and confront ideas and opinions. I am not really scared of plagiarism, but I prefer to discuss my ideas with very close friends as opposed to talking about it with everyone. I would rather think about other things when I go out.)

ALOUD: De votre situation actuelle, quʼaimeriez-vous changer?

(Of your current situation, what would you like to change?)

MARIE: Avoir plus de temps.

(M: I would like to have more time.)

TALIA: Créer uniquement pour moi sans demande de clients. Et voyager, loin!

(T: To create only for myself without any client constraints. And to travel, far!)

ALOUD: Quels talents et expériences aimeriez-vous ajouter à votre répertoire?

(What skills or experiences would you like to add to your repertoire?)

MARIE: Productrice, réalisatrice

(M: Producing and directing.)

TALIA: D’ici 3 ans j’aimerais développer une marque artisanale et écologique. En restant en adéquation avec la mode, car beaucoup de marques écolo restent dans une niche plutôt que de se normaliser. Ce ne sont que des vêtement très très simples. Si je pouvais voyager, m’inspirer, rencontrer de petits producteurs en Inde, en Amérique du Sud, en Mongolie, même en Ouzbekistan! C’est mon nouveau rêve.

J’aimerais aussi enfin savoir jouer de la guitare !

(T: Within 3 years, I would like to develop a brand focused on craftsmanship and sustainability while staying in sync with the fashion world. Many “green” brands tend to position themselves in a niche market rather than to appeal to a wider audience. They tend to offer very simple clothes. I would love to travel, seek inspirations and find small manufacturers in India, South America, Mongolia, even Uzbekistan! It is my new dream. I would also love to finally play the guitar!)

Visit www.dontswitchmeoff.com to learn more about this emerging Parisian brand.

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2 comments

  1. Jane

    Je choisirais : agnès, Christian (mais lequel ?) et Yves, sans oublier Coco, mais aussi Azzedine, Jean-Paul et un américain : Isaac.

    Je m’aperçois que finalement pour quelqu’un qui s’habille surtout en style “Jackie O” basique (ne pas confondre avec Michelle O et ses imprimés), j’admire le travail de beaucoup de stylistes.

    Le dessin des t-shirts DSMO évoque mes artistes préférés : Cocteau, Warhol et Hockney. On y retrouve la délicatesse des traits et surtout la beauté en très peu de traits.

    Quelle chance pour Marie et Talia de s’être trouvées car leurs talents se complètent parfaitement. Ainsi le marketing de la création n’est pas une corvée.

  2. Pingback: Quick Links before the week-end. | Aloud.

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