Adrienne BORNSTEIN – PARIS, France – Graphic Designer

As one half of the Graphic Design duo Bornstein & Sponchiado, Adrienne Bornstein is aiming high. In partnership with Pierre Sponchiado since the end of their studies in 2007, they have ventured where only few firms of their size and weight have dared to: the public domain and it seems to be working. Competing side by side with heavyweight established offices, they are the new kids on the block, making an impression with fresh design and serious commitment to their craft. As the freelancers of the world find strategies to compete with the giants of the creative industries, their strength lies in the ability to join forces, free-forming solid links across the fields of Graphic Design, Architecture or Art, constantly shifting and transforming, creating alliances stronger than the sum of their individual parts. Flexible and versatile, able to adapt and respond with quality, creativity and innovation.

ALOUD : Adrienne, peux-tu commencer par décrire ton parcours et ce qui t’a amené à devenir graphiste?

(Adrienne, could you start by describing your journey to become a graphic designer?)

ADRIENNE BORNSTEIN : Je ne me suis jamais posée la question de ce que j’allais faire dans la vie. J’ai toujours fait du dessin sans penser particulièrement au design graphique. Mes parents sont tous les deux artistes. Ayant pris l’option “Arts Plastiques” au lycée, il était naturel de passer tous les concours (Arts Déco, ENSI, etc). J’ai fait un an de préparation à Penninghen et j’ai commencé à m’interesser à ce qu’était le monde du graphisme. Une fois mes éudes terminées, je ne me voyais pas du tout travailler en agence. Quitte à travailler dur autant le faire à mon compte. En dernière année, Pierre (Sponchiado) et moi avons realisé la plaquette de notre école. Une fois le projet terminé, nous avons continué à travailler ensemble. Quand je repense à mon parcours, j’ai l’impression que tout s’est fait naturellement.

(I have never really asked myself what I would do for a living. I have always done a lot of drawing without particularly thinking about graphic design. Both my parents are artists. Having taken the “visual art” option in High School, it was a natural process to apply to all the major Art Schools. I did a year of preparation at Penninghen and I began taking an interest in Graphic Design. Once I finished my studies, I couldn’t picture myself working in a firm. If I was going to work hard it might as well be under my own name. In final year, Pierre (Sponchiado) and I were commissioned to design the school’s booklet. Once that project ended, we decided to keep working together. When I think back on this journey, I feel like everything happened naturally.)

ALOUD : Comment s’est passée la transition entre la fin des études et votre installation ?

(How was the transition between the end of your studies and establishing yourselves?)

ADRIENNE : En sortant de l’école, en 2005, nous nous sommes installés dans un petit bureau, gracieusement prêté. Nous avons remporté nos premiers projets par le biais de connaissances ou grâce à des rencontres faites aux portes-ouvertes professionnelles de notre Ecole. Nous avons commencé par des projets modestes, cela nous permettant d’étoffer notre book. Nous avons décrcoché de plus en plus de projets, et puis nous avons remporté notre premier marché public en 2007.

(As we graduated from our studies, in 2005, we moved into a small office, which was graciously lent to us. We got our first projects through acquaintances or people we met during professional open-house days organized by the school. We started with modest projects, allowing us to expand our portfolios. We got more and more projects, and eventually, we won our first public commission in 2007.)

ALOUD : Est-ce que le fait d’obtenir votre premier marché public a été déterminant par la suite?

(Was winning this first public commission a key determining factor subsequently?)

ADRIENNE : Ça a été déterminant. Nous n’avions rien tenté jusqu’à présent, nous considérions que nous n’avions pas assez d’expérience pour ce type d’appel d’offre. Un jour, la municipalité de Lyon nous a appellé et nous a invités à participer à un appel d’offre pour réaliser la signalétque de la fête des lumières. Nous l’avons remporté. Depuis ce jour, nous répondons à de nombreux appels d’offres.

 

(It was determining. We hadn’t made any attempts until then, we considered we didn’t have sufficient experience for this type of open tender. One day, the city council of Lyons called and invited us to participate in an open tender to design and produce the signage for the “fête des lumières”. We won it. From that moment onwards, we have answered many other open calls.)

ALOUD : Les concours sont-ils un moyen efficace de trouver de nouveaux projets?

(Are competitions and open tenders an efficient way of getting new commissions?)

 

ADRIENNE : Avec Pierre, nous nous épanouissons vraiment dans le graphisme “culturel”. Ces marchés sont principalement lancés par des institutions publiques. La solution des appels d’offres n’est sans doute pas la plus facile mais pour le moment nous y croyons. Jusqu’à présent nous avons remporté de nombreux projets événementiels, assez courts dans le temps. Nous aimerions aussi travailler sur des projets avec un accompagnement du graphisme sur la durée.

(With Pierre, we really thrive in what could be described as “cultural” graphic design. These offers are mostly initiated by public institutions. Going into the public domain might not be the easiest option but, for the time being, we believe in its potential. Up until now, we have won several projects for short-term events. We would love to work on projects which require graphic design input over the long-term.)

ALOUD : Sur quel type de projets travaillez-vous actuellement?

(Could you describe some of the projects you are currently working on?)

ADRIENNE : L’un de nos projets est l’identité visuelle d’une entreprise de E-learning et de Serious Game. Nous travaillons aussi sur l’identité visuelle de Spirale, une agence d’architecture établie dans plusieurs villes de France. Nous avons remporté la communication du festival “Ici & Demain” (Mairie de Paris) pour la troisième année consécutive. La refonte de notre site internet nous prend aussi beacoup de temps…

(One of our projects is the visual identity of an E-learning and Serious Game company. We are also working on the visual identity of Spirale, an architecture firm which has offices in several French cities. We won the communication package for the festival “Ici & Demain” (run by the City de Paris) for the third year in a row. The overhaul of our website is also taking up a lot of time.)

ALOUD: Avez-vous trouvé un équilibre qui vous permet de gérer une multitude de projets et de tâches simultanément?

(Have you found a balance which allows you to juggle several projects and other tasks simultaneously?)

ADRIENNE : Nous avons tous les deux les mêmes compétences. Chacun s’approprie un projet assez naturellement et rien ne sort du bureau sans que l’on se soit concertés. Le plus difficile à gérer à deux, c’est le stress. Je n’exprime pas trop mon stress contrairement à Pierre. On ne le surmonte pas du tout de la même manière.

(We both have the same skills. We tend to naturally take possession of certain projects but nothing comes out of the office without having been discussed. The most challenging thing with only two people is dealing with stress. I tend not to show my stress whereas Pierre does. We both handle it completely differently.)

ALOUD : As-tu toujours envisagé de t’associer avec quelqu’un?

(Did you always think you would form a partnership?)

ADRIENNE: Non. Je n’y avais jamais pensé avant la toute fin de mes études. Le fait d’être deux me donne plus d’assurance. Je pense que je n’aurais pas pu aller de l’avant seule, cela aurait été un parcours plus lent et plus ciblé et ce, même si je suis très déterminée. J’aurais pris sans doute autant de plaisir à travailler mais j’aurais difficilement supporté la solitude dans mon travail. Pierre est un bon complément à ma personnalité, j’espère que je le suis pour lui.

(No. I had never thought about it until the very end of my studies. Being part of a pair gives me more confidence. I think that it would have been more difficult to really put myself forward on my own, it would have been slower and more targeted process and that, even though I am very determined. I would have had just as much pleasure working but I would have found the loneliness hard to cope with. Pierre complements my personality well, I hope I do the same for him.)

ALOUD : Vous associez-vous parfois à d’autres personnes sur certains projets?

(Do you sometimes form teams with other people on certain projects?)

ADRIENNE : Nous le faisons lorsque les projets le nécessitent. Notre objectif est de nous rapprocher de professionnels dont les compétences sont complémentaires aux notres. Nous nous sommes associés dernièrement à Bruno Moinard, architecte d’intérieur et scénographe très bien établi, pour réaliser la signalétique de l’exposition Kyoto-Tokyo, au Grimaldi Forum de Monaco en juillet 2010. Cela a été une rencontre fantastique et j’espère que nous retravaillerons ensemble.

(We do when the project requires it. Our aim is to form close relationships with professionals whose skills complement ours. We recently associated with Bruno Moinard, a well established interior architect and scenographer, to design the signage for the exhibition Kyoto-Tokyo, at the Grimaldi Forum in Monaco in July 2010. That was a fantastic meeting and I hope we can work together again.)

ALOUD : Cela te semble-t-il être la meilleure façon de rester en compétition avec des boites plus établies?

(Is it, in your opinion, the best way to compete with more established firms?)

ADRIENNE : Je suis sûre que c’est la meilleure solution. À deux, nous restons limités au design graphique. Les appels d’offres qui nous intéressent sont souvent destinés à des agences d’architecture. Ils se chargent de remplir les dossiers d’appels d’offre et en nous associant à eux, nous avons plus de chances de remporter des marchés.

(I am certain it is the best way. With only the two of us, we are limited to graphic design. The open tenders we are interested in are often intended for Architecture firms. They take care of the application process and by associating with them, we have better odds of winning commissions.)

ALOUD : Est-ce que vous avez une démarche pour vous distinguer des autres boîtes?

(Do you have a strategy to distinguish yourselves from other firms?)

ADRIENNE : Les marchés publics sont anonymes. Nous ne savons jamais vraiment contre qui nous sommes en compétition. Je ne suis pas certaine que nos camarades de promo ayant un fonctionnement similaire au nôtre se lancent dans les concours. Nous sommes plus souvent en compétition contre des agences bien installées.

(Open tenders are anonymous. We never really know who we are competing against. I am not convinced that people we graduated with who are in a situation similar to ours attempt these competitions. We are usually competing against well established firms.)

ALOUD : Essayez-vous  de créer une identité personnelle, comme une signature?

(Do you try to establish a visual identity, like a signature?)

ADRIENNE : Contrairement à Pierre, je ne ressens pas le besoin d’avoir une écriture trop définie comme certains studios très marqués que l’on reconnaît facilement qui sont plus dans une démarche artistique. Pour développer un style, il faut avoir le temps de développer beaucoup de projets personnels. Peut-être que ça viendra avec le temps mais Pierre et moi avons aussi chacun nos préférences et références. Nous sortons des choses très différentes.

(Unlike Pierre, I do not feel the need to have an overly defined style in the same way as some studios which are very easily recognizable and have a rather artistic approach. To develop a style, one needs to have the opportunity to develop many personal projects. It might come in time but Pierre and I also have our own preferences and references. We come up with very different ideas.)

ALOUD : Penses-tu que les projets réalisés à deux sont meilleurs que ceux que tu réaliserais seule ?

(Do you think that work produced as a pair is better than work produced alone?)

ADRIENNE : Pas forcément. Toutefois être deux nous aide à mieux comprendre les attentes du client et à y répondre efficacement et de manière plus juste.

(Not necessarily. Nevertheless being two people helps us understand the clients’ expectations better and to answer those more efficiently and accurately.)

ALOUD : Comment prenez-vous d’importantes décisions sur certains projets? Qu’est-ce qui vous ferait dire non?

(How do make important decisions? What would make you say “no” to an offer?)

ADRIENNE : Nous nous fixons souvent des limites difficiles à tenir. Aujourd’hui, nous nous permettons de refuser certains projets que nous aurions acceptés de mener au début. Il faut savoir dire non. Lorsque nous nous lançons dans un projet et que le contact avec le client ne se passe pas bien, nous disons non tout de suite.

(We often set boundaries which are difficult to maintain. Nowadays, we allow ourselves to decline certain offers we would have accepted in the beginning. One must learn to say “no”. When a project begins and the interaction with the client is difficult, we say “no” immediately.)

ALOUD : Parvenez-vous à vivre uniquement de projets que vous avez envie de faire?

(Are you able to make a living only from projects you want to work on?)

ADRIENNE : De plus en plus. L’année dernière a été une super année avec de belles réalisations. Évidemment, certains projets nous emballent moins que d’autres, mais ces derniers sont de moins en moins pénibles à gérer et nous prenons de plus en plus de plaisir. Ces moments là permettent de gérer les périodes un peu creuses. Pour le moment, on en vit bien et je pense que ça va durer.

(Increasingly. Last year was a great year with some beautiful work. Of course, some projects are less exciting than others, but even those are less tedious and we are enjoying it more and more. Those times allow us to manage the more quiet times. For the time being, we are making a fine living and I think that it will last.)

ALOUD : Est-ce que travailler en ton nom est un aspect important de ce métier que tu as choisi?

(Is working for yourself an important aspect of this career you have chosen?)

ADRIENNE : Je me dis que tout ce que j’ai acquis en mon nom ne sera jamais perdu. J’ai l’impression d’avoir des choses à raconter. Si je travaillais pour quelqu’un et que je perdais ce travail, j’aurais l’impression de redémarrer à zéro.

(I believe that everything I acquire under my own name will never be lost. I feel like I have experiences to talk about. If I was working for someone and I lost that job, I would feel like I was starting all over again.)

ALOUD : Vois-tu une limite entre ta vie et ton travail?

(Do you see a limit between your life and your work?)

ADRIENNE : J’aimerais. Pour ça, je ne parle pas tellement de mon travail. Je décide de ne pas faire de ma passion un sujet de discussion avec ma famille, mon entourage. Malgré tout, parfois on ne peut pas s’empêcher de cogiter toute la nuit…

(I would like to. That is why I don’t talk about my work very much. I have decided not to make my passion into a conversation topic with my family and friends. Nevertheless, sometimes one can’t help pondering all night long…)

ALOUD : As-tu l’impression que travailler en freelance te rapproche de gens qui ont fait les mêmes choix?

(Do you feel closer to people who have also made the decision to work as freelance?)

ADRIENNE: Oui. Je me sens proche des freelance et bizarrement, je n’ai pas tellement de contact avec des personnes qui travaillent en agence. Peut-être parce que ce sont des personnalités très différentes. C’est vraiment sympa d’avoir des amis qui font la même chose. On s’entraide. Leur expérience nous aide.

(Yes. I feel closer to other freelancers and strangely, I don’t have very much contact with people working for firms. It might come down to different personality types. It is really lovely having friends who do the same thing. We help each other. Their experiences help us.)

ALOUD : Que penses-tu de cette citation “Choisis un métier que tu aimes et tu ne travailleras pas un seul jour de ta vie.”?

(What do you think of this quote “Choose a job you love and you will never work another day in your like.”?)

ADRIENNE : Oui, je suis d’accord mais elle serait vraiment exacte si on était encore dans les années 70. Ma mère a commencé sa carrière en 1965. Une période fantastique. Il y avait moins de monde sur le marché. Les clients lui faisaient confiance. Ça n’est plus tellement le cas aujourd’hui. Tout le monde peut s’improviser graphiste à partir du moment où il a un ordinateur… Le client le premier dans certains cas… La vie ne coûtait pas ce qu’elle coûte, l’argent n’était donc pas la préoccupation principale. Nous nous amusons mais il y a tellement de soucis… administratifs par exemple, que nous passons au moins 2/3 de la journée sans faire de graphisme. C’est une époque qui ne permet plus tellement d’apprécier cette citation à sa juste valeur.

(I agree but it would be really true if we were still in the 70s. My mother started her career in 1965. A fantastic time. There were less people on the market. The clients trusted her. It isn’t the case so much anymore. Anyone can claim to be a graphic designer as long as they have a computer… Starting with the client… Life wasn’t as expensive as it is today, money wasn’t the primary concern. We enjoy ourselves but there are such demands… Administrative for instance, that we spend at least 2/3 of the day without doing graphic design. We live in a time which doesn’t permit to appreciate the true meaning of this sentence.)

ALOUD : L’aspect administratif n’est pas la raison pour laquelle on se lance en freelance mais ca devient évidemment nécessaire et demande beaucoup de temps. Comment est-ce que tu gères ça?

(The administrative load is not usually the reason creative people work in freelance but it becomes necessary and time-consuming. How do you handle this aspect of your work?)

ADRIENNE : Nous apprenons de nouvelles choses tous les jours. Et même si au début l’aspect administratif était assez facile à gérer, depuis peu nous sommes membres d’Artaga (Association de gestion comptable spécialisée dans les arts graphiques) afin de pouvoir continuer à assurer notre comptabilité nous-même. C’est important de savoir où on en est.

(We learn new things everyday. Even though the administrative load was quite light at the start, we have recently become members of Artaga (accounting management association specialized in graphic arts) in order to continue managing our accounting ourselves. It is important to know where we stand.)

ALOUD : Qu’envisagez-vous dans l’année à venir?

(What do you envision in the year to come?)

ADRIENNE : Nous aimerions nous installer dans un plus grand espace, élargir notre équipe, créer des liens plus solides avec certaines personnes, remporter de nouveaux marchés.

(We would like to move into a bigger space, expand our team, form stronger bonds with certain people, win new commissions.)

ALOUD : Y-a-t-il des expériences que tu aimerais ajouter à ton répertoire?

(Are there experiences or skills you would like to add to your repertoire?)

ADRIENNE : J’aurais aimé être plus douée en illustration pour pouvoir plus mélanger les techniques et vraiment exploiter cela dans mon métier. Nous sommes tous les deux très attachés à tout ce qui est imprimé mais c’est en train de disparaître. Certains studios sont très orientés vers le multimédia et l’interactivité, nouvelles disciplines incontournables dans le graphisme et la communication d’aujourd’hui. Nous n’abandonnerons jamais le “print” mais ces domaines sont des cordes à rajouter à notre arc. Peut-être que cela fera l’objet d’une rencontre. À 30 ans, nous sommes déjà dépassés ! (rires).

(I would have loved to be a better illustrator in order to mix techniques more and really utilize this in my work. We are both very fond of printed work but it is disappearing, Some studios are turning towards multimedia and interactivity, new but unavoidable facets of graphic design and communication today. We will never give up on “print” but those fields need to be added to our repertoire. That might be the result of meeting the right person. Only 30 years old and already struggling to keep up! (laughs).)

ALOUD : Est-ce que le risque de se lancer de manière indépendante en vaut la peine?

(Are the risks associated with working independently worth it?)

ADRIENNE : Ah oui, ça en vaut la peine. C’est le seul moyen, pour quelqu’un de passionné, de réellement exercer ce métier. Je vois mes amis en agence par exemple, je ne reconnais pas leur écriture dans leur travail.

(Of course it is worth it. It is the only way, for someone who is passionate, to truly practice this profession. I see friends in offices, for example, and I can not recognize their touch in their work.)

To learn more about their work, you can visit Bornstein & Sponchiado’s website at : www.bornstein-sponchiado.com. If you happen to be in Paris in March, be sure to check out the student festival “Ici & Demain” whose graphics were designed by Bornstein & Sponchiado.

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3 comments

  1. Jane

    Until reading this interview, I had never thought about how an artist deals with promoting his or her own style when in fact representing someone else. A painter, photographer, sculptor or ceramic artist creates something entirely personal while a graphic designer’s mission is to put an image on a client’s “face.”

    Probably with a variety of commissions under one’s belt, a firm’s specific style naturally becomes apparent and not only do its partners recognize themselves, but so does the public. Before reaching this point however, the primary goal is for the graphic designer to morph into the client to achieve the most accurate, striking and memorable portrayal possible, somewhat the same way as an actor takes on a role.

    Adrienne makes an interesting point about finding it difficult to consider work done for a large firm as her own and regarding competition in the form of amateurs with computers, they may be like reality show “stars” compared to trained actors with little long term future.

  2. Pingback: Dévoilée « MrsD's Tales

  3. Pingback: Marie INTINI-WITTMANN & Talia SOUKI – PARIS, France – Founders of DON’T SWITCH ME OFF. | Aloud.

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